Fédération des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse Force Ouvrière

Le 20 décembre 2012 à 9h30 au ministère de la Culture, MANIFESTONS pour défendre...

14.12.2012 | Communiqué FO

Les emplois, les conditions de travail garanties par les conventions collectives, l’augmentation des salaires, la pérennité des annexes 8 & 10 et des Congés Spectacle, le maintien de tous les financements publics dont les théâtres publics ont besoin pour assurer leur mission de service public, le service public de soutien à la création et à la diffusion dans le spectacle, le cinéma et l’audiovisuel.

Le projet de budget 2013 du ministère de la Culture prévoit une baisse de 4%.
Cette baisse est contraire aux engagements du Président de la République qui, lors de la campagne électorale, s’était engagé à « sanctuarisé la culture ».

Cette baisse touche tous les établissements publics. A l’orchestre National d’Ile de France, c’est 750 000 euro de subventions sur trois ans qui sont supprimés. Des emplois sont menacés ; la mission même de l’orchestre est menacée. Au théâtre national de l’Odéon, c’est 800 000 euro de subventions en moins en 2013. Comment un théâtre national pourrait-il continuer toutes ses missions dans ces conditions ? A Paris, c’est le théâtre Paris Villette qui, sur décision de B. Delanoé, ferme, en pleine saison. Le ministère n’est pas intervenu pour garantir ni le bon déroulement de la saison, ni les emplois.

De toute évidence, la culture et singulièrement le soutien public à la création et à la diffusion sont mis à contribution du « nécessaire effort budgétaire de la Nation », scellé dans le marbre du nouveau traité européen. Force Ouvrière dénonce cette rigueur budgétaire qui, dans nos secteurs comme dans tous les autres, va avoir des conséquences tragiques. Si l’Etat et les collectivités territoriales se désengagent, c’est le service public lui-même de soutien à la création et à la diffusion qui est remis en cause, ce sont des centaines de milliers d’emploi qui sont menacés.

La FASAP-FO dénonce la stratégie d’asphyxie-isolement des pouvoirs publics en direction de certains établissements. Sans doute les pouvoirs publics espèrent-ils par cette stratégie traiter les crises une à une, pour mieux les étouffer. C’est le cas de l’ONDIF a qui ont fait supporter 50% de la baisse de budget infligé à la DRAC Ile de France. C‘est le cas de l’Odéon qu’on isole des autres théâtres nationaux ; du théâtre Paris Villette dont tous les salariés, permanents et intermittents, 90 au total, sont jetés à la rue ; c’est le cas de France Télévision qu’on asphyxie et où, 3500 emplois et les acquis sociaux sont menacés! La FASAP-FO soutiendra tous les salariés qui se mettront en grève le 20 décembre pour pouvoir participer massivement à la manifestation au ministère.

Les droits sociaux sont eux-mêmes pris dans la tourmente de la « réduction des dépenses publiques ». La Cour des comptes ne vient-elle pas de préconiser la suppression de la Caisse des Congés Spectacle ? Le nouveau directeur de la DGCA n’a-t-il pas récemment déclaré qu’il faudrait « revisiter » notre système de protection sociale ? Alors même que les annexes 8 & 10 vont être renégociées ?

La FASAP-FO refuse cette logique dont on voit le désastre en Grèce, au Portugal, en Espagne... Les budgets culturels y ont quasiment purement et simplement été supprimés ; Elle appelle tous les artistes, techniciens et personnels administratifs travaillant dans le spectacle vivant, le cinéma et l’audiovisuel à manifester le 20 décembre 2012 pour dire

NON au désengagement de l’Etat et des Collectivités territoriales

NON aux restrictions budgétaires qui menacent Théâtres, Opéras, Orchestres, compagnies et les emplois

Restitution de toutes les subventions supprimées. L’Etat doit en dernier ressort les garantir

Maintien de la programmation du théâtre Paris Villette et de tous les emplois

Pérennité de la Caisse des Congés Spectacle, qui doit être adossée à AUDIENS

NON à toute nouvelle remise en cause des annexes 8 & 10


Les représentants de la FASAP-FO relaieront ces revendications auprès de la Ministre de la Culture et de la Communication, alors qu’elle présidera le Conseil National des Professions du Spectacle.

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