Fédération des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse Force Ouvrière

Déclaration de Françoise Chazaud, secrétaire générale de la FASAP-FO, lors de la réunion au Conseil Economique et Social organisé par Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication et François Rebsamen, ministre du travail

04.06.2015 | Communiqué FASAP-FO

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Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,

À l’égard de votre volonté d’imposer l’ouverture de négociations par branche sur les métiers, la Fédération Force ouvrière, est plus que réservée sur cette nécessité. Nous venons à peine de sortir de négociations qui ont duré plusieurs années. De plus, cette négociation ne pourra pas réduire la précarité puisqu’il appartient aux seuls employeurs de respecter les textes conventionnels. Par contre, Madame la Ministre, Monsieur le ministre, nous attendons beaucoup de la conférence sociale sur l’emploi dans la culture.

Concernant l’audiovisuel public, dont l’Etat est majoritairement actif, il est important que l’Etat donne les moyens nécessaires à France Télévisions et à Radio France pour pouvoir régulariser tous les salariés intermittents avant qu’ils ne soient obligés de saisir les tribunaux des Prud’hommes pour obtenir leur CDI.

Tout au long de la concertation consacrée cet été à l’intermittence, nous avons martelé que le remède à la précarité était le Cdi. Nous avons évoqué de nombreuses pistes, notamment les troupes permanentes de théâtre pour les artistes.

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Pour Force Ouvrière, nous sommes plus que réservés sur un accord interbranche. De plus, terminer cette négociation fin juin 2016, ce n’est pas sérieux.

Cette négociation a pour but de revoir les listes de fonction éligibles au CDD d’usage.

Disons les choses clairement, avant l’ouverture de nouvelles négociations sur l’assurance chômage, on veut nous faire supprimer tout un pan des métiers. Pour Force Ouvrière, ce n’est pas le bon choix. Si l’Etat veut réduire le chômage, il faut des créations d’emploi.

Dans les sociétés de l’audiovisuel public dont l’Etat est l’unique actionnaire, un nombre considérable de salariés-intermittents sont obligés d’attaquer aux Prud’hommes les directions pour obtenir leur Cdi. Le coût de ses requalifications est très important. Nous voulons que l’Etat devienne responsable et donne aux sociétés publiques les moyens financiers pour les requalifications.

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